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Délibérations municipales

AC 228 3- avril 1788 - oct 1790

Les pauvres:

"Il n'y a point d'établissement de charité dans la paroisse pour le secours des pauvres, c'est à dire des pauvres valides. Il y a seulement pour les pauvres malades une société de charité instituée en 1677 sous l'autorité de M. de Barillon alors évêque de Luçon. Ses revenus consistent en 6 rentes constituées montant ensemble à 120 #, somme très insuffisante pour fournir aux besoins des malades."

"La municipalité ne connait point de ressource pour remédier à la mendicité plus commune dans sa paroisse que dans aucune des environs. Il faudrait pour cela changer le caractère moral des gens du peuple qui ne connaissant point d'autre sort que celui de la pauvreté dans laquelle ils sont nés ne savent que s'en plaindre sans s'efforcer d'en sortir. Plus des deux tiers de nos habitants sont aussi pauvres que des mendiants. Trop dénués de moyens et d'industrie pour prendre des biens à ferme ils n'en exploitent qu'à titre de colonage partiaire à moitié ; les bestiaux qu'ils ont en mains sont toujours aux propriétaires du fond, leurs charrues  et outils de labourage sont pris à crédit, ils ne payent le plus souvent la taille que dans l'année d'après  ??? à ???, dès les mois de janvier ou de février, ils recourent au grenier de leur maitre pour se procurer de quoi vivre le reste de l'année  de nos laboureurs, et l'ont peut dire qu'ils n'ont aucune sorte de propriété soit foncière soit mobiliaire (?) , ce qui approche beaucoup de la mendicité [...]"

20 juillet 1788: des loups

Sur les ressources de St Hilaire: état des lieux

-céréales: froment , seigle et orge.

-fort peu de "faives" de marais

-du vin

-très peu de lin

-"....Nous observerons cependant que dans la partie de cette paroisse où on fait parquer les moutons ils y sont plus forts et plus sains que dans les lieux où ils couchent continuellement à l'étable; ce qui devrait faire adapter par tout  l'usage du parcage, si   la crainte trop bien fondée des loups n'y mettait obstacle"

-Le commerce de laine...bof..."les colons gardent la part qui leur revient des toisons pour faire de grosses étoffes à leur usage. Ces laines sont peu recherchées des marchands forains parce qu'elles sont ou noires ou meslées (mêlées), ils les préfèreraient disent-ils de couleur blanche, mais les métayers, soit par goût ou par habitude ne se prêtent pas à cet arrangement qui serait généralement du gout de leur maitre".

-"le peu d'abeilles qui se trouvent dans cette paroisse ne mérite pas d'être considéré comme une richesse".

-"il n'y a aucune manufacture, pas même de maréchal ni de charpentier, professions si nécessaires pour la campagne".

-"le nombre des individus de la paroisse est de 1872".

 

très grande pauvreté.

Incapacité à payer les impôts. Les collecteurs ne cherchent même plus à collecter.

 

7 février 1790:

Vote pour élire le maire:

"chaque électeur a donné sa voix , tant par scrutin de la part de ceux qui savent écrire que par désignation labiale faite secrétement par ceux qui ne le savent pas....."

11 avril 1790:

Le conseil municipal, afin de contrecarrer la disette et la pauvreté , demande aux directeurs de la société de charité de leur verser les fonds dont ils disposent afin d'acheter " du bled" ou du pain pour être distribué aux personnes nécessiteuses dont la liste sera dressée.." 

27 avril 1790:

Le procureur de la commune (Jean Landois, Landais?)) tente de mettre un cadre à l'organisation et au déroulement des assemblées municipales: trop d'absences, trop de membres mécontents que des décisions soient prises sans eux, la tension monte...il acte une sorte de règlement en 9 points. (vue 32)

registre suivant de oct 1790 à 1798- AC 228 4

vue 61:  Il n'y a plus de prêtre dans cette paroisse; les parents de Jean Boutin, 10 ans, fils de Jacques Boutin et de Catherine Jarry n' ont pas  voulu faire inhumer leur fils par un curé assermenté...De ce fait les membres du conseil municipal commencent à noter les décès dans les registres des délibérations ( 28 juin 1792) - 

https://etatcivil-archives.vendee.fr/ark:/22574/s005e66a3c95b77f/5e66a3c999536

 vue 10/96: 20 février 1791:Le curé Jacques Maroilleau prête serment.

https://etatcivil-archives.vendee.fr/ark:/22574/s005e66a3c95b77f/5e66a3c966670

vue 68/96: Laissez passer pour Jacques Maroilleau , prêtre, 52 ans après la loi du 26 août 92. Il entend se retirer en Espagne. Idem pour Louis Savin, vicaire.

https://etatcivil-archives.vendee.fr/ark:/22574/s005e66a3c95b77f/5e66a3c9a603f

vue 68/96: Laissez passer pour Louis Jean Charles Savin, prêtre, .....

 

 

A lire dans les Cahiers du patrimoine

 

Jean Landais, de Pierre Corny, Les Cahiers 1

Il m'intéresse car il est marié à Louise Maroilleau. Il est l'oncle de Marie Maroilleau mariée à Louis Faivre (le fils de Catherine Guilloton) le 22/02/1792.

"La carrière politique de Jean Landais débute en 1789. Il entre au Conseil municipal de Saint-Hilaire-de-Talmont et devient rapidement procureur de la commune."

En février 1790, son beau-frère, Jacques Maroilleau curé de la paroisse, vient déclarer  les biens de l'Eglise.

le 20 février 1790, il vient prêter serment au nouveau régime (vue 10/96)

"Il semble qu'un différent l'ait ( Landais) opposé au maire, Charles Duroussy, et l'ait amené à démissionner de ses fonctions en mai 1791.

Lorsque Duroussy, nommé administrateur au district des Sables-d'Olonne, doit abandonner son poste de maire Jean Landais revient au conseil municipal et, après un bref intérim de Louis Joslain, est élu maire de Saint-Hilaire-de-Talmont le 25 mars 1792.

Fin mai 1792: Jacques Maroilleau, prêtre, 52 ans , obtient un laissez passez après la loi du 26 août 1792 . Il entend se retirer en Espagne ( vue 68/96). Idem pour le vicaire Louis Savin.

[...] Pendant sa magistrature  Jean Landais aura vainement tenté de sauver son beau-frère le curé Jacques Maroilleau, emprisonné aux Sables d'Olonne, et qui sera semble-t-il transféré dans les prisons de Fontenay-le-Comte où il mourra""

13/12/1792, Jean Landais est encore élu maire mais sa nomination est cassée par le district des Sables.

La Capitaine Faivre dit "chaton", Les Cahiers 3

rien à voir avec Louis Faivre

 

 

 

Reprise en main des municipalités-1795-1800, Pierre Corny, Les Cahiers 15

Prêtres réfractaires aux guerres de Vendée, Christelle Boulineau, Les Cahiers 14

Le clergé talmondais pendant la Révolution, Pierre Corny, Les Cahiers 3

Les maires de Talmont-Saint-Hilaire, Pierre Corny, Les Cahiers 1-ok

Conseil municipal à l'empire & restauration, Pierre Corny, Les Cahiers 7

Les coiffes talmondaises, Christiane Launay, Les Cahiers 4

Tag(s) : #Généalogie vendéenne
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