1.B. La branche Lambert
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Elle s'appelait Aline
Elle s'appelait Aline.
Tout du moins, c’est ce que je croyais.
La première fois que je l’ai rencontrée, c’était au travers d’un acte d’Etat-Civil, lorsque son père Louis Lambert s’est présenté devant la mairie de Saint-Hilaire-de-Talmont dans l’après-midi du 12 octobre 1878. Il venait déclarer la naissance de sa fille. Ce jour-là, l’officier municipal a soigneusement retranscrit les prénoms que Louis énumérait :
Marie ; Louise ; Henriette et enfin, Aline.
Inévitablement, je me suis interrogée sur le prénom qui lui était usuellement attribué.
Si j’ai pensé qu’Aline était son prénom d’usage, c’est parce qu’il se démarque des traditionnels Louise, Marie et Henriette qui foisonnaient à cette époque, traditionnellement attribués en mémoire d’une aïeule, d’une tante, d’une cousine, d’une marraine…
Aline m’apparaissait comme un prénom de cœur, comme nous les choisissons actuellement, au gré de nos envies.
Puis, j’ai quitté les actes d’Etat civil pour me pencher sur les registres de recensement.
Ces derniers ont été mis en place de manière aussi régulière (tous les cinq ans) que méthodique dès le XIXème siècle. Les agents recenseurs arpentaient alors les rues des villes et bourgs, sillonnaient les campagnes, s’invitaient dans chaque maison pour enregistrer les noms, prénoms, âges, professions et parfois même filiation de chacun des résidents.
Bien souvent, ils s’installaient face à l’aïeule, restée auprès du feu, à le surveiller d’un œil tout en gardant l’autre sur le petit dernier. Ils étaient les seuls présents, trop âgés ou trop jeunes pour prendre part aux travaux extérieurs.
C’est ainsi que j’ai suivi l’agent chargé du recensement à Saint-Hilaire-de-Talmont. Il a commencé par le bourg. Il a poussé la porte de chaque maison pour interroger et noter scrupuleusement les informations fournies sur chacun des occupants de la maison. Puis, je l’ai vu quitter le bourg pour prendre la direction du Nord vers le hameau du Rosais.
Il s’est présenté à la porte de l’une des 5 maisons qui composent ce hameau. Il est entré, son registre sous le bras.
C’est à ce moment que je les ai reconnus, tous les 4, accoudés autour de la table à laquelle l’agent s’était installé : le père, la mère et leurs deux enfants.
Étonnamment, pas d’Aline.
A sa place, Marie.
Marie Lambert.
C’est donc ainsi qu’elle s’appelait.
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Documents glanés autour des ascendants Lambert.
L'arrière-grand-père de Louise Aline, Guilloton François, du côté maternel, a laissé des traces dans les archives du notaire Gillaizeau François.
(sources: 3 E 72 44 : 8 mars-décembre 1806 (numérisés en totalité)
8 U 225 : 1807-1830, 1832, 1834-1837, 1842-25 juin 1843 (numérisés en totalité))
-vue 239:
Le 5 janvier 1837:
Vente de la 7ème partie d'une borderie et dépendances, située au village de l'Audouinière (???) commune de Sainte-Flaive, par Pierre Bironneau journalier demeurant commune du Bernard à François Guilloton son beau-frère, tisserand, demeurant commune de Poiroux.