Ces notes ont été prises à l'occasion d'une "enquête" menée sur la disparition d'un soldat de la guerre de 1870, Jean Alexandre Châble, mobile sarthois.
De cette enquête est né un livre:

La guerre de 1870 a dépassé sur bien des points les prévisions des stratèges les plus expérimentés. Son étendue géographique d’une part mais aussi la violence des combats, la gravité des blessures par armes à feu et la quantité d’hommes appelés à combattre.
Dans une telle confusion, les familles des soldats partis au combat ont vécu dans une totale incertitude quant à un éventuel retour de leur proche. Un an après la fin de la guerre, les familles sans nouvelles des leurs étaient nombreuses.
C’est ce que prouve ce document. Le 20 février 1872, la femme Barbèze adresse aux services administratifs concernés une demande de secours attribués aux veuves et aux orphelins de militaires.
A cette occasion, elle est accompagnée d’une lettre du maire de Vallon qui appuie sa demande en relatant l’attente interminable à laquelle Mme Barbèze a été confrontée après le départ de son mari pour la campagne.
Après avoir guetté le retour de son mari à la rentrée en France des prisonniers de guerre, après avoir écrit au colonel du régiment de son mari sans pour autant obtenir de réponse, elle a dû mener sa propre enquête et interroger elle-même ceux qui en sont revenus, afin d’être fixée sur son sort.

