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Ces notes ont été prises à l'occasion d'une "enquête" menée sur la disparition d'un soldat de la guerre de 1870, Jean Alexandre Châble, mobile sarthois.

De cette enquête est né un livre:

 

 

D'après le dossier 4 H 27 des archives municipales  d'Orléans

 

En recherchant toujours plus d'informations au sujet du décès de Jean Alexandre Châble, mobile sarthois appartenant au 33ème régiment d'infanterie de l'armée de la loire, décédé à Orléans le 15 janvier 1871 à l'ambulance de la caserne St Charles, j'ai consulté le dossier 4 h 27 conservé aux archives municipales d'Orléans. Ce carton rassemble les demandes de recherches des militaires disparus durant la guerre dont les familles n'ont encore reçu aucune nouvelles officielles.

J'ai été étonnée de trouver une majorité de demandes émanant de parents dont le fils avait séjourné et/ou était décédé à l'ambulance de la caserne Saint Charles.

Lors des réponses qui sont adressées aux familles sont souvent mentionnées les causes du décès. A chaque fois, les courriers stipulent que les soldats sont morts des suites de maladies contagieuses: variole, typhoïde, dyssenterie...

Ainsi, Benoît Henninot est décédé dans la première quinzaine de janvier  1871 "Par suite de variole".

Bruneau Jean Louis est décédé le 6 janvier 1871 "des suites d'une fièvre typhoïde".D'après la lettre rédigée par ses parents, Louis Bruneau avait été blessé près d'Orléans en  décembre 1870. Depuis, ils sont sans nouvelles de lui.

Chasserie Arthur  Aimé est décédé à Saint charles le 2.12.1870 "par suite de dissenterie".

 

Un courrier en particulier, écrit par M. Gabert-Contet, un père à la recherche de son fils, laisse entendre que l'ambulance Saint Charles était connue comme un lieu de soins dans lequel les varioleux étaient rassemblés:

 

"Monsieur veuillez excuser la liberté que je prends de vous écrire pour avoir quelques renseignements. J'ai un fils soldat au 1er zouave qui a pris la petite vérole le 27 novembre dernier et qui est entré à l'hospice des Varioleux Caserne St Charles à Orléans.

Ayant reçu sa lettre le 4 décembre au soir, sa mère est partie le 5 pour Orléans pour le soigner pensant pouvoir arriver. Elle a été obligée de s'arrêter à Vierzon apprenant que les Prussiens étaient  rentrés à Orléans la nuit du 4 au 5. Depuis cette époque, pas de nouvelles..."

 

Tous ces témoignages laissent penser que la Caserne Saint Charles était une ambulance qui recueillait non pas les soldats blessés mais plutôt les soldats malades de ces maladies contagieuses qui ont décimé les troupes, tant françaises que prussiennes. Ces mêmes maladies mortelles qui ont fait dire aux chirurgiens que le nombre de décès  incombait aux conditions d'hygiène déplorables qui ont permis la contagion  alors même que les opérations chirigicales étaient en mesure de sauver les soldats de leurs blessures de guerre.

 

 

 

 

 

 

Les causes du décès des soldats à l'ambulance de la caserne Saint Charles: contagions?
Tag(s) : #Guerre de 1870

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