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Ces notes ont été prises à l'occasion  d'une "enquête" menée sur la disparition d'un soldat de la guerre de 1870, Jean Alexandre Châble, mobile sarthois.

De cette enquête est né un livre:

 

 

Parcours présumé de Louis Châble d’après les sources retrouvées aux archives.

1869

L’armée française est constituée de soldats issus de diverses formations, dont, pour ce qui concerne mes aïeux :

-l’armée active qui recrute ses soldats après tirage au sort (la conscription qui permet une formation de 7 ans),

- la garde nationale mobile (qui depuis 1868 recrute ses soldats parmi les exemptés, les remplacés et les « écartés » par le tirage au sort qui permet une formation militaire très courte),

L’armée française est composée de plusieurs corps d’armée.

Chaque corps est composé de 3 ou 4 divisions d’infanterie et d’une de cavalerie.

Une division est formée de deux brigades. Chaque brigade contient 3 régiments.

Un régiment est divisé en trois bataillons, un bataillon en 8 compagnies.

Une compagnie est composée de 100 hommes

(8 compagnies= 1 bataillon ; 3 bataillons= un régiment ; 3 régiments= une brigade

En 1870, l’armée française disposait d’une centaine de régiments d’infanterie et de 20 bataillons de chasseurs.

La conscription :

D’après Michel Bozon ( « Les concrits »), la conscription « et tout ce qui l’entoure sont devenus le moyen de célébrer un évènement important qui n’était guère souligné jusqu’alors : le passage de l’adolescence à l’âge adulte. »

En 1869, Louis fête ses 20 ans. C’est à son tour de participer à la conscription.

Plus jeune de deux ans que son frère Jean Alexandre, il laisse des traces dans le registre 1 R867, consultable sur le site des archives de la Sarthe mais appartenant aux fonds du service historique de l’armée de terre. Il s’agit des listes de recrutement de l’armée nationale. A la vue 89 se trouve sa fiche matricule.

Il tire le numéro 32, un mauvais numéro qui l’envoie grossir des rangs de l’armée active.

Nombreux sont les conscrits de la classe 69 à être incorporés aux 2ème régiment d’infanterie de marine, 11ème régiment d’infanterie,71ème RI, 65ème RI, et 79ème RI.

Louis, lui, après être passé devant le bureau de recrutement, est affecté au 4ème bataillon de chasseur à pied sous le numéro matricule 805. Avec lui, d’autres jeunes hommes du canton de Mamers de la classe 69 :

Lemoine Louis, Genouet Henri, Ofanto Claude, Le Curioner Marc, Morin Jean-pierre, Landais Joachim, , Cosson Ernest, Genu François, Lecroc Eugène, Adam Edmond, L’hostis Yves, Bouvier Principe, Fortier Jean Julien, Le gentil François, Leduc Frédéric, Roger Joseph, Bouvet Eugène, Charpentier Constant, Malpote Jean, Le Bourhis Louis, Bertre Théodore, Folliard Pierre Marie, Bigot Eugène, Cheny Louis, Ragane Constantin, Bourbier Paul Marie, Blausseur Jules, Trouinard Emile, Poupin Louis Joseph, Herveic Yves Marie, Bellet Jean François, Hardy Armand Alexandre, Roland Louis Julien, Choplin Jean Sébastien, Beauger Alexandre, Jarrier Alphonse.

1870

Juillet 1870

Le 18 juillet 1870, Napoléon III déclare la guerre à la Prusse.

L’armée française compte ses effectifs

Aout 1870

La subdivision de la Sarthe fait partie du 5ème corps. Son organisation arrive dans les premiers jours d’Août.

La loi du 10 août permet d’appeler à l’activité les hommes âgés de moins de 35 ans qui n’avaient jamais servi (célibataires ou veufs sans enfants) et qui ne se trouvaient dans aucun des cas d’exemption.

Louis est appelé 11 aout 1870.

La classe de 1869 produit 75 000 incorporations dans les corps de l’armée de terre et 145 000 dans la garde nationale mobile mais aucun de ces hommes n’a reçu d’éducation militaire.

Voir le graphique sur le site: http://www.laguerrede1870enimages.fr/page347.html

Septembre 1870

L’empereur est fait prisonnier à Sedan dès le début du mois de septembre. L’armée impériale est détruite, ses soldats faits prisonniers en conduits en Allemagne. . La France n’a plus d’armée régulière.

Il faut remettre sur pied une armée constituée des dernières recrues, donc, non encore formées.

C’est le 20 septembre 1870 que commença, à Bourges, l’organisation de la 1ère division du 15ème corps de l’armée de la Loire appelée première armée de la Loire), par deux compagnies de chasseurs à pied, auxquelles vinrent se joindre un bataillon très incomplet de tirailleurs algériens, le 29ème de marche et 2 batteries d’artillerie. Avec le 12ème régiment de mobiles ( Nièvre), ils furent envoyées à Orléans pour s’opposer aux premières attaques de l’ennemi sur cette ville.

Le reste de la division se formait à Nevers, point sur lequel furent dirigés peu à peu le 18ème mobiles ( Charentes), les diverses compagnies destinées au 4ème bataillon de marche des chasseurs à pied, 2 batteries d’artillerie, le 38ème de ligne venant d’Afrique, un bataillon d’infanterie de marine, le 1er régiment de Zouaves de marche. Les chasseurs étaient à peu près équipés.

Le 4ème bataillon de chasseurs à pied est placé sous les ordres du commandant De Sicco, dans la 1ère brigade du commandant chabron.

Octobre 1870

Le 9 octobre, Martin de Pallière reçoit l’ordre de se transporter avec la première division à Gien. Chaque jour continuait d’amener de nouveaux détachements, le travail de formation et d’instruction se poursuivait.

Le combat d’Artenay :

Les troupes engagées dans le combat d’Artenay faisaient partie de la première division

Grâce à quelques renseignements contenus dans les fiches matricules incorporés au 4ème bataillon de marche de chasseurs à pied (Landais Joachim, campagne contre l’Allemagne du 29 septembre au 7 mars, Fortier Jean Julien, blessé à la tête d’un coup de sabre et d’un coup de baïonnette à la région dorsale le 11 octobre au combat d’Orléans, en captivité du 11 octobre au 6 juin 1871, et Choplin Jean Sébastien, décédé en juin1871 à l’hôpital militaire de Marseille de la typhoïde ), on peut déduire que le 4ème bataillon de chasseurs a participé à ses premiers combats dès le mois de septembre et qu’il était présent au combat d’orléans du 11 octobre)

Le 16 octobre, la première division de Pallière reçoit l’ordre d’aller prendre position à Argent.

A Argent, le terrain était propice pour les manœuvres et les activités d’instruction redoublèrent.

Le 25 Octobre, conseil de guerre : la 1ère division doit passer la Loire à Gien, aller par l’Est au travers de la forêt d’Orléans, de manière à arriver sur les derrières de l’ennemi le 1er novembre. Repoussé au 11 novembre (départ le 6). Mise en route le 7 novembre. La Loire est franchie le 8 au matin. Ils couchent à Châteauneuf.

Affaire à suivre…..

Tag(s) : #Guerre de 1870

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