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Histoire du 33ème mobiles

(Vicomte de la Touanne)

Jean Alexandre:

Bureau de recrutement de Mamers. Il est affecté à la Garde Nationale Mobile, dans l’Infanterie, au 4ème bataillon de la 7ème compagnie jusqu’en Juin 1873

16ème corps

1ère division

Le 33ème régiment

1er bataillon: La Flèche

2èm bataillon: mamers- ce bataillon n'est pas retenu pour former le 33ème-

La bureau de recrutement est celui de Mamers mais Jean-Alexandre est du canton de St Calais.

3ème bataillon: Le Mans

4ème bataillon: Saint Calais

"On pressentait qu'il faudrait un soutien à cette brave armée. On ne doutait pas de ses succès, mais on savait que l'ennemi était nombreux et qu'il était nécessaire que la France fit appel aux courage de tous ses enfant.

Arrivait alors la question de la Garde nationale mobile.

Cette force créée par la loi de 1868 était encore à l'état embryonnaire. Il y a avait bien eu quelques nominations dans le premier corps, mais dans otus les autres rien n'était fait.

On ne pensait pas alors que le rôle de la mobile dût sortir des limites tracées par la loi de 1868. On entrevoyait une promenade militaire au camp de Châlons ou la garde des places fortes. Il importait que cette force fut organisée promptement.

La subdivision de la Sarthe faisait partie du 5ème corps; son tour arriva dans les premiers jours d'Aout.

Par décret du 4 aout étaient nommés:

commandant du premier bataillon (La Flèche):(M. de Lentilhac)

commandant du 2ème bataillon( Mamers): M.de Mailly-Chalon

Commandant du 3ème bataillon ( Le Mans): M. La Touanne

Commandant du 4ème bataillon (St Calais): M. de Musset

12 aout: un décret appelle à l'activité les mobiles dans les divisions 8 à 22

Comment persuader à ces jeunes soldats qu'ils devaient se munir de chemises et de souliers ? Les chefs de bataillon réclamèrent énergiquement, demandant un équipement convenable et surtout des souliers.

Quant à la question de l'ordinaire, il était impossible de l'organiser, les hommes devant loger chez l'habitant et n'ayant pas le moindre ustensile de campement.

Malgré tout, les hommes étaient convoqués pour le 18 aout et se présentaient à la revue.

L'instruction commença dès ce jour tout en armant et équipant les hommes.

Quant à l'habillement, il n'en fallait pas parler.

Le 7 octobre, jour du départ du régiment, les deux tiers des hommes manquaient de vareuses .

Le journal officiel contenanit, le 23 aout, des nominations de lieutenants-colonels pour commander des régiments provisoires composés de bataillons de mobiles.

Le 28 aout, la Touanne était nommé lieutenant- colonel pour commander le 33ème povisoire d'infanterie composé de trois des bataillons de la Sarthe. Le général de Négrier décida que le régiment serait composé des 1er, 3ème et 4ème. (La Flèche, Le Mans, St Calais)

Donc, Jean Alexandre, affecté au 4ème bataillon de St Calais, fait partie des 33ème mobiles.

Dès le 21 (décembre ou nov ???), nous étions à peine 1 800: il s'agissait de nous reformer. Le 33ème resta sur lui même, à 3 bataillons de 6 compagnies chaque. La 7ème compagnie disparaissiat forcément . Les hs des 7èmes furent verses dans les 6 autres cies.

Quant au 3ème bataillon, La 7ème cie devient la première.

Le 6 janvier, l'ennemi approchait. Les mobilisés étaient venus se joindre à nous. Ces pauvres gens avaient eu atrocement à souffrir à Conlie. Ils étaient mal armés " On les a envoyés se battre avec des armes dont nous n'aurions pas voulu pour les jeux de nos enfants" dit un des généraux commandanr le camp deconlie.

N'y avait-il rien de plus affreux que de voir notre cher département atteint par les horrurs de la guerre; que d'être obligés de brûler nous-mêms nos récoltes, nos maisons.

Le 6 janvier, nous allons vers Changé.

Le 9 janvier, le 3ème bataillon va vers le pont d'Yvré sur la gauche.

Le 10, nous attaquons et chassons les Prussiens d'Ardenay et Parigné;

PERTES DU RÉGIMENT Le régiment avait perdu 1,000 à 1,100 hommes atteints par le feu de l'ennemi. 2 officiers avaient été tués; 1 était mort des fatigues de la campagne; 19 blessés, dont quelques-uns, comme MM. Poché et Housseau, contusionnés à différents combats. La bataille de Goulmiers nous avait coûté 250 hommes; Les journées de Villepion, de Loigny,300 hommes; La retraite sur Vendôme, les combats de Josnes, de Villorceau et la retraite sur Le Mans, 300 hommes; Les combats du Mans, la retraite sur Laval, 150 à 200 hommes.

1.300 hommes revenaient sur 3,600 partis le5octobre; 200 à 300 hommes environ avaient été faits prisonniers; Les autres étaient dans les hôpitaux où avaient été dirigés sur d'autres corps.

L'intendance

Enfin pourquoi l'intendance veut-elle absolument avoir sous sa direction et les médecins et les ambulances?

Pour nous, nous dirons hautement que ce service a été fait d'une manière déplorable (1). Nous n'avons pas vu un lédecin sur le champde bataille. , et pourtant combien de blessures perdraient de leur gravité, grâce à un premier pansement immédiat.

A Guillonville,le 1er décembre, il n'y eut que les médecins du régiment. Le 2, dans le château de Villepion, un vieil officier de santé resta seul pendant toute la bataille.

A Patay, même le soir, il y avait peu de médecins à l'ambulance principale, mais, par exemple, le lendemain, c'était une véritable nuée sur la route de Patay à Saint-Péravy. Pendant ce temps, Loigny, Orgères, regorgeaient de blessés qui n'étaient pas pansés.

Quant aux évacuations, elles se faisaient d'une façon pitoyable. Ceux qui ont vu pendant les premiers jours de décembre les gares d'Orléans et de Tours, en sont navrés. Parces dures gelées, on vous arrêtait pendant cinq et six heures sans motifs.

A Mer un convoi de blessés resta douze heures avant de se mettre en marche. Aussi à son arrivée à Tours était-ce un spectacle affreux : partout des morts.

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Tag(s) : #Guerre de 1870

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