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Informations tirées des

Délibérations du conseil municipal de la ville d'Orléans

15 juillet 1870- 27 décembre 1871

document tiré des archives numérisées sur le portail des archives municipales d'Orléans

http://archives.orleans.fr/

295 p

Le 27 aout 1870, les premiers secours sont votés au profit des soldats blessés:

"Demande en autorisation d'employer diférentes sommes à secourir les soldats blessés.

L'administration propose de consacrer au soulagement de nos soldats blessés:

1° La somme de mille francs non employée le 15 aout courant et laissée ainsi disponible sur le crédit affecté aux fêtes publiques.

Le 27 aout 1870, Formation du conseil de recrutement de la Garde nationale sédentaire

"Plusieurs membres demandent que le conseil soit réuni sans retard et u'il soit pporté l plus grnde célérité à l'organisation de la Garde nationale"

Le 3 septembre

Dépenses relatives à la guerre

Demande d'un crédit provisoire pour les dépenses relatives à la guerre ( achat de paille, appropriation de corps de garde) Crédit provisoire de 2000F

Vote d'un crédit pour l'organisation de la Garde nationale.

4 septembre

Art 1er:Il est ouvert par addition au budget de 1870 un crédit extraordinaire de 60000f a l'effet de pourvoir aux premiers frais qui pourront être fis dans l'intérêt de la défense de la ville.

Cet emprunt sera réalisé soit directement auprès de la caisse des dépots et consignations aux conditions de cet établissement, soit par voie d'obligations nominatives ou au porteur à un taux d'intéret qui ne dépassera pas 5%. Il sera remboursable par tiers en trois années 1871, 1872, 1873.

5 septembre:

Armement de la la garde nationale. Un modèle d'uniforme est soumis. Le tirage au sort et la révision ont lieu en même temps.

Le 10 septembre

Constitution d'une commission chargée d'examiner l'emploi de emprunt de s 60 000 f afin de faire des Travaux de défense.

Le 16 septembre (vue 11)

Mise en place d'une commission chargée de l'alimentaiotn en temps de guerre

Le 27 septembre

Guerre: départ des troupes d'Orleans: protestations

Session extraordinaire:

Alexandre Godere réclame la parole. Il dit qu'il a une proposition à formuler , qu'elle est hardie, mais que les circonstances sont trop graves pour qu'il puisse hésiter à la soumettre au conseil.

Par suite de l'inexplicable retrait des généraux qui étaient chargés de veiller à la défense d'Orléans, la ville se trouve exposée à toutes les attaques de l'ennemi.

Déjà une première fois, un général pris de panique que rien n'a justifié, s'est replié , pour employer l'expression à la mode, et les plus vives anxiétés ont agité toute une journée la population de la ville et des environs. Ce matin encore le même fit s'est reproduit et la cité qui la veille s'était endormie confiante dans les nombreuses ... militaires à la garde desquelles elle avait été remise, a appris à son réveil que les 4 généraux qui commandaient étaient partis précipitamment sans même se donnder le temps de rllier toutes leurss troupes et alors que le glorieux suddès porté la veille par les courageux mobiles du Loiret avait réuni toutess les espérances.Une pareille consuite ne pourrait s'expliquer que par une poursuite exercée par un ennemi nombreux.Une journée entière s'est écoulée, les prussiens ne sont pont venus et tous les renseignements qui sont arrivés tendent à constter qu'ils sont en ....nombre dans les envirrons d'Orléans, et qu'ils n'aurient pas osé s'exposer à lutter contre des forces supérieures que nou possédions. Si les généraux ont agi à la légère, il semle à M; Godere qu'il est du devoir des représentants de la cité de dénoncer cette lourde faute, afin qu'il les traduise, s'il y a lieu devant le conseil de gurre, comme ayant abandonné leur poste sans une impérieuse nécessité. Il a vu revenir de la foret des troupes démoralisées, laissées depuis la veille sans nourriture et eposées par la grave imprudence des officiers supérieurs à être fits prisonniers si les forces prussiennes eussent été imposantes.

28 septembre 1870

Le conseil revient encore sur le départ précipité des généraux suite à des informations erronnées quant à l'emplacement des troupes ennemis. Le conseil demande que les mesures les plus urgentes soient prises pour qu'Orléans et la position stratégiue dont elle est le centre soient protégées d'une façon qui concilie autant que possible les intérets de la défense nationale et ceux de la ville.

On passe du 4 octobre au 12.

Séance du 12 octobre

Guerre, réquisitions en nature et en numéraire sans aucun délai comme contribution de guerre à la ville d'Orléans:

600 bestiaux, 50 000 kilos de pain, 200 000 kilos d'avoine, 100 000 kg de foin, 200 000 litres de vin, + tabac, cigares, sucre, café , sel...

+ 1 million de francs

L'armée allemande occupera la ville jusqu'à ce que tout soit payé.

13 octobre p 21

L'armée allemande réclame ( taxes et réquisitions)

15 octobre 1870

L'armée allemande réclame ( taxes et réquisitions)

15 octobre 1870

Taxe de 1 million

20 octobre 1870

Refus par l'autorité allemande d'accepter une obligation de 400 000 francs.

23 octobre 1870

Réduction de 100 000 f - fris de nourriture pour les officiers allemands- demande d'indemnités pour les dommages- Second crédit de 4000.

27 octobre 1870

Nourriture des officiers: Second crédit de 20000f

28 octobre 1870

Réquisistion de fourrages- Commission de subsistance-échange de monnaie allemande- emprunt pour les hospices- Passage de MR thiers à Orléans-

3 décembre 1870

Questions des ambulances

"M le Maire dit qu'il a réuni le conseil afin de lui faire connaître les craintes suggérées par l'insuffisance qui pourrait se produire dans les ambulances disposées en ce moment pour recueillir les blessés. Dans la circonstance, il est urgent d'aviser sans retard et de préparer le plus tôt possible des locaux pourvus de tout ce qui peut être nécessaire. Les établissements publics sont encombrés, il faut donc faire appel à l'intervention de nos contitoyens. A cet effet, M; le Maire propose aux membres du conseil de se fractionner afin de rechercher les habitants auxquels il conviendrait de recueillir et de soigner les militaires blessés.Le conseil accueille avec empressement la proposition de M. le Marie et a pris divers renseignements fournis sur l'appui promis par l'intendance Mre sur les moyens de procurer les ressources indispensables en ce qui concerne les médecins, les soins, aux médicaments et il est procécé au fractionnement et le conseil décide que dès le ledemain les visites seront communes dans chaque quartier de la ville

7 janvier 1871 page 47

M. le Maire entretient le conseil de l'insuffisance que présente l'étendue des cimetières par suite des nombreuses inhumations réclamées chaque jour et qui sont la conséquence de la guerre et de l'occupation de la ville par l'armée allemande. Il devient nécessaire et urgent ainsi qu'on pourra reconnaitre, d'aviser sans retard et de prendre des mesures pour l'agrandissement des cimetières. Il ne sera pas question du faubourg St Jean dans lequel les inhumations ne se font que dans des propositions restreintes mais de ceux de St Marceau et de St Vincent.

A St Marceau d'abord, aucune partie du cimetière n'est en ce moment disponible. Toute son étendue est occupée soit par les concessions soit par des terrains pour lesquels ne s'est pas encore accomplie la durée du temps légal de cinq années pendant lesquelles les sépultures ne peuvent être renouvelées. Il y a donc lieu d'agrandir immédiatement le cimetière et l'administration s'est mise à cet effet en rapport avec les propriétaires des terrain contigus pour lesquels elle s'est entendue afin d'acquérir , sauf l'approbation du conseil , six parcelles comprenant ensemble 29 ares 20 ?? sises au nord du cimetière actuel qui serait ainsi augmenté dans des porportions largement suffisantes. Ces parcelles seraient acquises moyennant un prix de ....2 197 F 57

il deviendrait indispensable de clore ces terrains et d'ouvrir une porte afin d'établir une communication [...).....337 f 50

Il y aurait encore à réparer une petie construction servant à abriter le gardien employé aux travaux ordinaires du cimetière ; ces fraix sont évalués à .......150

soit ensemble: 20685 f 07

Enfin, il conviendrait d'ajouter à ce chiffre une somme destinée à pourvoir aux fraix d'actes, ce qui donne à prévoir une dépense totale d'environ 3 000F

Si donc le conseil municipal admet la proposition de l'administration en ce qui concerne le cimetière St Marceu, M le Maire demande qu'il veuille bien en décider sa réalisation par l'adoption de la délibération suivante.

Le conseil municipal

Considérant que le cimetière St marceau ne présente plus aucun emplacement disponible pour recevoir les sépultures dont le nombre s'est accru depuis quelques temps dans des proportions telles que toute son étendue est occupée;

que par conséquent il est urgent d'aviser sans retard au moyen d'agrandir ce cimétière en y ajoutant des terrains qui lui soient autant que possible contigus

autorise M. le Maire à acquérir de divers, 6 parcelles de terre sises au nord du dit cimetière (...) configurées au plan dressé par M.le Voyer de la ville et annexé à la présente délibération. (...)

Bref, un crédit de 3000 f est ouvert.

Le conseil, après avoir pris connaissance des plans et devis qui lui sont communiqués, vote à l'unanimité la délibération qui précède.

En ce qui concerne le cimetière St Vincent (...)Si toute son étendue n'est pas encore employée, il est reconnu que le nombre des décès quotidiens absorbera en moins de 20 jours les parties dont on peut en ce moment disposer. Aussi, M. le Maire ne croit pas devoir demander l'acquisition mais seulement la location d'une pièce de terre qui semble convenir par son étendue et sa proximité. L'administration s'est d'autant plus arrêtée à cette proposition que les prétentions en cas de vente de la part des propriétaires voisins paraissent inacceptables. Ainsi, il était question de dix mille francs pour 42 ares de contenance tandis qu'une portion de terrain mesurant 2432 ares serait louée au prix annnuel de 116 francs.

M. Germon demande la parole et dit qu'il ne peut s'arrêter à cette pensée que plus tard, à la fin du bail, se champ soit rendu à la culture après l'usage qui en sera fait. Mais après les explications, M. Germon ne persiste pas.

Donc, proposition acceptée.

Une séance le 12 puis le 13 janvier 1871

Rien de notable pour ce qui concerne mon affaire.

Séance du 19 janvier 1871

Séance du 23 janvier 1871

(...)

28 février 1870

Cimetière, inhumatio, commission: il est parvenu à l'administration de plaintes motivées par la négligence qui aurait été apportée dans les cimetières pendnt ces derniers temps au sujet des inhumations. Une enquête à cet égard a été immédiatement commencée et il résulte de cette instruction que pour divers motifs les fosses n'ont pas été creusées à la profondeur légale de deux mètres , il est cependant fait observé que par dérogation aux prescrptions de la loi et par suite de l'état des terrains de quelques uns des cimetières qui ne permettaient pas, parait-il de profondes affouissements, à cause de la mobilité desterrres. L'administration tolérait l'usage des fosses ne présentant que 1 m 50 de profondeur. Il avait été, d'un autre côté , reconnu que cette tolérance n'entrainerait pour la salubrité aucun inconvénient, mais depuis l'occupation par les armées allemandes, les nombreux décès qui sont survenus chaque jour, dans notre ville, ont eu pour conséquence de doubler les inhumations dans la même fosse et la précipitation qui devait être apportée à ces travaux a fait que qeulques une n'ont même pas été approfondies jusqu'à la mesure tolérée. Dans cette situation M.le maire propose la nomination d'une commission qui serait chargée de vérifier l'état des choses, de rechercher les mesures qui serainet à prendre pour obéir aux conséquences qui pourraient résulter au point de vue sanitaire des négligences signalées et présenter à cet égard un rapport au contrôle.

Après une discussion au cours de laquelle il est question de plusieurs moyens de préservation dont l'efficacité aurait été expérimentée, il est procédé à la nomination de la commission...

(...)

9 mars 1871: page 73

Inhumations dans les cimetières.

L'administration préoccupée de l'influence ??? sur la santé pubblique que pourrait avoir le nombre très consiidérable des inhumations effectuées dans nos cimetières depuis le mois d'octibre a communiqué à votre séance du 28 février un rapport deM le Voyer provoqué par elle et duquel il résulte que cet important service n' a pas été rempli dans les conditions réglementaires pendant cette période de grande mortalité. Votre sollicitude éveillée par quelques déclarations a cru devoir confier à une commmission l'examen des faits et l'étude des moyens les plus propres à procurer le remede .

(...)

Au cimetière St Vincent (...)

Au cimetière St Jean (...)

A St Marceau, la nature compacte et siliceuse du terrain rend le travail d'affeuillement ( ??) beaucoup plus facile; c'est cependant dans ce cimetière que la commission a reconnu le plus de négligence. La profondeur des fosses, suivant les dispositions du fossoyeur varie de 85 cm à 1m30.Quelques corps, mais cela est l'exeption, se trouvent donc à 55 centimètres de la surface du sol. Bon nombre de corps depuis octobre y ont été amenés sans bière, la même fosse en a reçu souvent deux et quelques fois 3. Heureusement, l'éloignement de ce cimetière de toute habitation empêche cet état de choses d'être inquétant mais il ne saurait plus être toléré.

(...)

Dès maintnant:

1° Dans les 3 cimetières , exercer un foulage de toutes les fosses créées depuis le 1 octobre, dans l'intérieur des carré, afin d'opposer aux miasmes déletères la résistnce d'un terrain solide et rapporter ensuite sur les fosses assez de trre pour former un talus d'envoron 30 centimètres

(...)

rendre obigatoire par la suite une profondeur de 2 mètres.

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Tag(s) : #Guerre de 1870

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