Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

1 R 843
1 R 843

SOMMAIRE

En 1846 Louis Châble épouse Anne Dhommée.

De cette union naissent 3 enfants : Augustine, Jean Alexandre et Louis Châble. Les deux garçons partiront à la guerre. Jean Alexandre n’en reviendra pas.

A cette époque, le service militaire est obligatoire. Un système de tirage au sort permettait aux plus chanceux d’échapper à ce devoir, d’autant plus que la durée du service pouvait aller, selon le contexte et l’époque, jusqu’ à 8 ans.

Le conseil de révision permettait de faire le point sur l’Etat des soldats, leur santé ou leur situation de famille.

Ces passages dans les services de l’armée laissent des traces écrites consultables en ligne sur le site des archives de la Sarthe.

A partir de ces documents, j’ai décidé de retracer leur histoire. Enfin, d'essayer...

Où a-t-il vécu ? Consultation des listes de recensement

Sites, sources et bibliographie

Notes prises lors dela lecture de "Une commune de la Sarthe pendant l’invasion", Dr Fournier

Notes prises lors de la lecture de "Souvenirs d'un mobile de la Sarthe", Erard Denis.

Notes prises lors de la lecture de Mallet, Dominique : La Bataille du Mans et les Prussiens au Mans.

Notes prises sur le site Armée de la Loire 1870:

Notes prises d'après le site StMarceau....

Notes prises d'après la lecture de la revue Française de généalogie

Informations tirées des Délibérations du conseil municipal de la ville d'Orléans

Histoire du 33ème mobiles (Vicomte de la Touanne)

Registres d'état civil d'Orléans

Francememorialgenweb

Parcours des cmbats auxquels Jean Alexandre aurait participé

Exposition virtuelle:

http://www.calameo.com/read/0024604728df84d4f3850

Documents retrouvés:

Jean Alexandre chable (1063) laisse des traces dans les registres des classes 1865 et 1867.

Le regsitre 1 R 843 fait partie des fonds du service historique de l'armée de terre ( 1860-1944) et concerne la garde nationale mobile.

La seconde fiche tirée du registre 1R 844 est moins complète

La seconde fiche tirée du registre 1R 844 est moins complète

La deuxième fiche est tirée du registre 1 R 844 est moins complète, son décès n’est pas mentionné. Son numéro matricule non plus...

Le registre 1 R 844 fait partie des fonds du service historique de l'armée de terre ( 1860-1944) et concerne la garde nationale mobile.

 

A la lecture de ces documents, je comprends que :

-En 1865 : Jean Alexandre passe devant le bureau de recrutement de Mamers. Il est affecté à la Garde Nationale Mobile, dans l’Infanterie, au 4ème bataillon de la 7ème compagnie jusqu’en Juin 1873. Il porte le matricule 4537. Il n' a pas 20 ans. A-t-il devancé l'appel ?

-En 1867 : Jean Alexandre repasse (??) devant le bureau de recrutement (ou le conseil de révision ?). Il  a 20 ans. Il est affect à la Garde nationale mobile, toujours rattaché à l’Infanterie, 4ème bataillon, 7ème compagnie. Il porte le matricule 4537.

-Le 23 juin 1768, Jean Alexandre passe devant le conseil de révision et est exempté comme fils aîné de veuve.

-le 18 août 1870, il est appelé à l’activité suivant la loi du 17 juillet.

-15 janvier 1870, il décède à Orléans, à l’ambulance St Charles, faubourg St Marceau.

-12.03.1872, son acte de décès est retranscrit dans les registres de sa ville d’origine.

 

Dans les registres d’Etat civil d’Orléans, consultables en ligne sur le site des archives, vue 111, à la date indiquée dans le registre 1 r 843, se trouve l’acte de décès d’un « Choble Alexandre », sans autres renseignements. Il appartient au 16ème régiment de mobiles, ce qui ne correspond pas aux informations contenues dans les registres de l’armée (au 4ème bataillon de la 7ème compagnie, matricule 4537).

Pourtant, dans les registres d’Etat civil du Grand-Lucé, le 12 mars 1872, l’acte de décès de CHOBLE Alexandre est bien retranscrit, ce qui permet d’ajouter un lien supplémentaire entre CHOBLE Alexandre et CHABLE Alexandre  qui était de cette commune. Mais il n’y a pas de témoins, ni son frère, ni sa mère qui confirmeraient….seulement, Choble Alexandre a été identifié comme venant du Grand-Lucé puisque son acte de décès y est retranscrit.( vue 273)

Acte tiré du registre d’Etat civil d’Orléans et du Grand-Lucé
Acte tiré du registre d’Etat civil d’Orléans et du Grand-Lucé

Acte tiré du registre d’Etat civil d’Orléans et du Grand-Lucé

Louis, plus jeune de deux ans, laisse des traces dans le registre 1 R867, consultable sur le site des archives de la Sarthe mais appartenant aux fonds du service historique de l’armée de terre. Il s’agit des listes de recrutement de l’armée nationale.

Puisqu’il est né en 1849, je l’ai trouvé dans les registres matricules de 1869.

Son numéro matricule étant indiqué (805), j’ai dû faire une recherche au numéro matricule ( cela permet en même temps de vérifier qu’il s’agit bien du Louis que je cherche, et non d’un homonyme).

Vue 89 de ce registre, 1 R 867, présente la fiche de Louis Châble…C’est le registre du contingent, pour la classe 1869, pour l’armée nationale

Il a tiré le numéro 32 et se trouve donc bon pour le service.

Copie de sa fiche 1 R 867:

11 aout 1870, il est intégré comme appelé, au 4ème bataillon de chasseurs, ses périodes d’exercices sont indiquées. (21 ans)

13 aout 1870, il est arrivé au corps et reçoit le numéro matricule 2370.

Il a mené les campagnes contre l’Allemagne entre 1870 et 1871.

Il passe sous la réserve le 15 juin 1872 comme fils aîné de veuve puisque Jean Alexandre est décédé.(23 ans)

A partir de là, il a accompli plusieurs périodes d’exercices :

-du premier au 5 septembre 1876 dans le 17ème bataillon de chasseurs à pied. (27 ans)

-du premier au 28 septembre 1878 dans le 11ème bataillon de chasseurs à pied. (29 ans)

-le 1er juillet 1879, il passe dans l’armée territoriale ( article 36 de la loi) (30 ans)

-du 27 mars au 8 avril 1881, il effectue une dernière période d’exercices au 27ème d’infanterie. (32 ans)

 

 

Chronologie des deux frères

 Jean Alexandre

Louis

sources

-En 1865 : Jean Alexandre passe devant le bureau de recrutement de Mamers. Il est affecté à la Garde Nationale Mobile, dans l’Infanterie, au 4ème bataillon de la 7ème compagnie jusqu’en Juin 1873. Il porte le matricule 4537- Il vit au Grand-Lucé, Canton du Mans. A-t-il devancé l'appel ? 

 

 

1 R 843 

-En 1867 : Jean Alexandre passe encore devant le bureau de recrutement- Il a 20 ans. Il vit au Grand-Lucé, Canton du Mans. Il est affecté  à la Garde Nationale Mobile, dans l’Infanterie, au 4ème bataillon de la 7ème compagnie

 

1 R 844

-Le 23 juin 1768, Jean Alexandre passe devant le conseil de révision et est exempté comme fils aîné de veuve. 

 

1 R 843 

L'essentiel de l'armée régulière, c'est à dire les meilleurs éléments, étant prisonnier en Allemagne suite aux défaites de Metz et Sedan, Gambetta recrée une armée avec ce qui reste disponible. Il organise la défense avec une rapidité remarquable. Avec les débris des armées vaincues, les conscrits, les réserves, les gardes nationales, les volontaires, il arrive à mettre sur pied une armée de la Loire destinée à délivrer Paris. La guerre de 1870 met la garde nationale au premier plan.Créée par la loi de 1868, elle est encore à l'état embryonnaire en 1870 et son but  se cantonne à surveilller les places fortes.

La loi du 17 juillet 1870 appelle la garde nationale mobile à l’activité.

4 Aout 1870: Un décret nomme les commandants des 4 bataillons sarthois: 1er bataillon de La Flèche commandé par M. de Lentilhac; 2ème bataillon de Mamers commandé par M.de Mailly-Chalon; 3ème bataillon du Mans commandé par M. de La Touanne, 4ème bataillon de St Calais commandé par M. de Musset. C'est aux gardes de se loger chez l'habitant car ils n'ont aucun ustensile de campement. La tenue vestimentaire et les souliers sont fournis après avoir insisté auprès du préfet.

Loi du 10 août 1870 : Tous les célibataires ou veufs sans enfants âgés de 25 à 35ans ayant satisfait à la loi de recrutement doivent être incorporés dans l'armée active. 

 

11 aout 1870, Louis est intégré au 4ème bataillon de chasseurs, comme appelé. ses périodes d’exercices sont indiquées.  (21 ans)- Il vit à Parigné l’Evêque, canton du Mans. 

1 R 867 Vue 89 

 

13 aout 1870, il est arrivé au corps et reçoit le numéro matricule 2370.

Il a mené les campagnes contre l’Allemagne entre 1870 et 1871. 

1 R 867 Vue 89 

La loi du 18 août incorpore dans la garde mobile les jeunes gens des classes de 1865 et 1866. 

-le 18 août 1870, il est appelé à l’activité suivant la loi du 17 juillet.

Les gardes nationaux mobiles sont convoqués pour le 18 aout. 

 

1 R 843 

-Manque à l’appel le 19 aout 1870

Le 23 aout, le journal officiel publie les noms des lieutenants-colonels qui commanderont des régiments provisoires composés de bataillons de mobiles.

-Arrivé le 25

L'instruction commença dès ce jour tout en armant et équipant les hommes. Les vêtements ne sont pas prets.

-28 aout: La Touanne est nommé lieutenant colonel du 33ème provisoire d'infanterie composé de trois bataillons sarthois, les 1er, 3ème et 4ème , celui de Mamers est écarté. Je suppose que l'ex 4ème bataillon de St Calais devient le 3ème bataillon du 33ème RI.

 

4 R 76

et La Touanne

Notes prises d'après La Touanne: 

Durant tout le mois de septembre, le 33ème qui devait occuper et défendre une ligne qui s'étendait de la foret de Perseigne jusqu'au  château du Loir, effectue de multiples reconnaissances  de cette ligne de défense au Mans.Cette ligne était trop étendue pour être une défense séreuse surtout  avec 4000 hommes armés de fusil  qui n'avaient pas encore tiré à la cible.

 1er octobre, ordre de revenir au Mans.

début octobre départ du 33ème mobiles. pour Vierzon ( afin de recevoir des fusils Chassepots et de là , être dirigé sur Blois.

Les bataillons 1 et 2 vont jusqu'à Vierzon où leur arrivée surprend. Ils doivent, faute de campement, passer la nuit sous la tente sans couvertures, et cette nuit avait fait entrer le lendemain 80 hommes à l'ambulance.. Le 3ème ( surement l'ex 4ème) ne va que jusqu'à Blois.

Le 7 octobre: le régiment complet est réuni à Blois.

Le 8, 9, 10 octobre: à Blois, les hommes apprirent à s'équiper, à manier les chassepots.

Le 10 octobre, le général Michaux fit donner l'ordre de se tenir prets à partir pour Cloyes, près de Vendôme.

Dès le 11, on nous fit connaître nos diverses directions.  A peine réuni, le régiment était dispersé et ses compagnies entremêlées à celles du Gers et du Loir-et-cher. Le troisième bataillon ( l'ancien 4ème ??) allait à Marchenoir, Epieds, La Chapelle-en-chérie et Sainte-Gemmes. Nous étions à peine 4000 éparpillés pour défendre une ligne de Josnes à Cloyes/ Le 33ème seul avait 90 cartouches par homme, mais pas d'approvisionnement.

15 octobre:

En voyant les reconnaissances de nuit, les patrouilles incessantes, en voyant les commandants passer la nuit dans les rues de Marchenoir, on préssentait une attaque imminente lorsque le 15 octobre, le capitaine Estève , placé  à St Laurent, fit prévenir qu'il allait être attaqué et demanda du secours.

Le commandant de Musset se portait avec trois compagnies  à St Laurent. Puis, direction Ecoman et Vievy-le-rayé. Puis, ordre fut donné au 33ème de se diriger sur Blois. Nous allions être embrigadés, avoir une organisation sérieuse, appartenir à un corps d'armée, ne plus être des malheureux changeant chaque jour de commandement.

10h du soir, par une pluie battante, il fallut partir pour Blois. Nous arrivâmes le lundi 17 octobre à deux heures. Le premier bataillon, oblilgé d'aller à pied de Cloyes à Vendôme n'arriva que le mardi.

Le 18 octobre, le général Pourcet nous faisait lire son ordre de prise de commandement: nous faisions donc partie du 16ème corps. Le général Pourcet devait avoir 3 divisions sous ses ordres. La première division regroupait la 1ère brigade constituée  du 37ème de marche, le 33ème mobiles. Nous restâmes jusqu'au 25 à nous reposer et à nous mettre en état. Tous les jours, il y avait exercice ou école de bataillon.

Le 25, on reçut l'ordre de se mettre à la disposition du général Deplanque. A midi, nous partions et allions faire la grande-halte à Pontijoux. Il est cinq heures du soir, le jour est tombé, nous nous réunissons, les clairons sonnent et chaque bataillon va prendre son campement . Les tentes sont dressées, nous avons trouvé qqs pommes de terre pour faire la soupe. Il est 10h00, nous allons nous endormir quand un clairon se fait entendre.Il faut lever le camp et partir pour Marchenoir, un bataillon doit être aux avant postes à 5h du matin.

Le 1er et 3eme bataillon étaient cantonnés à Saint Léonard et à Marchenoir avec ceux du Loir et Cher. Pendant deux jours, nous restons tranquilles puis repartons le 28 octobre camper entre Seris et Concriers.

Le 29, nous recevons la visite du géneral Chanzy. Quel que soit le jugement que portera sur lui l'histoire, pour nous, nous ne pouvons que nous féliciter et nous honorer d'avoir été sous son commandement.

Le lendemain ( 30 octobre??), nous retournons encore à Marchenoir. Nous traversons la foret, le 3èmebataillon est aux avant-postes, il va occuper Ecoman, le Jaunet, la Colombe.

31 octobre: Le temps se rafraichit et il gèle à blnc.

Le  dimanche 3 ou 4 novembre, l'aumonier fait dresser un autel sur le petit mamelon qui domine notre cmpement: il va y avoir une messe. (p 38)

6 novembre: Les avant-postes couvrant la foret de Marchenoir avaient été mis sous les ordres du général Abdelal. Le 3ème bataillon avait presque tous les jours des reconnaissances à faire. On s'attendait à un engagement sérieux, lorsque le 7 , à 10h du matin, on entendit le canon

Dans la nuit, arrivait l'ordre  de marcher pour être à la Colombe à 9h le 8..

Le 8 novembre

Nous apercevons  le petit bois placé à droite de Coulmiers et à côté de la ferme de Crottes et derrière, sur la route même, de longues files ennemies: c'est de l'artillerie. 100 mètres plus loin, le premier obus tombe dans les rangs du 1er bataillon.

Le régiment se trouvait à la droite du 37ème, dans la plaine qui sétend entre le hameau de Cheminiers et la ferme des Crottes.La position était atroce, nous étions couverts de mitraille. On reçut l'ordre de traverser le chemin d'Epieds et de nous reformer derrière le hameau du Cheminiers.

Le troisième bataillon  fut envoyé presque immédiatement en tirailleurs en avant et sur la droite. Cependant, Cheminiers brûlait, les toits s effondraient, les hommes ne pouvaient plus s'y maintenir.

9 novembre 1870 : bataille de Coulmier.

La journée était gagnée. On se compte, on se retrouve avec bonheur, et c'est avec une grande joie que nous voyons le capitaine Couturié revenir avec sa section.. Les  aumôniers qui n'ont cessé d'être à nos côtés  pendant le combat parcourent le champ de bataille, relevant les blessés, secourant les mourants, réunissant les morts pour leur faire rendre les derniers devoirs.  Et c'est alors dans le silence de la nuit que nous pouvons apprécier nos pertes. Le commandant de Montesson a la jambe cassée. Les pertes étaient cruelles. 44 hommes du régiment tués, 220 blessés. Le régiment de la Sarthe avait brillament débuté: le 33ème avait soutenu un feu épouvantable pendant plusieurs heures, retranché ensuite dans un village, il l'avait vigoureusement défendu. Quelques jours plus tard, le 33eme recevait le plus grand des honneurs: il était mis à l'ordre du jour de l'armée.(p50)

9 ou 10 novembre: la nuit a été maussade et pluvieuse: A huit heures nous repartons à Champs puis avançons vers St Sigismond. Nous devons camper à Boulay. Le temps est glacial, il y a des bourrasques de neige. Nous arrivons dans la nuit à Boulay. Le 3ème bataillon campe en avant de Boulay.Triste bivouac, glacial sur une terre détrempée, pas de ressources dans le village, tout a été réquisitionné par l'ennemi. Les jours s'écoulent sans que rien ne se passe. 

17 novembre: Les Deuxième et troisième bataillons  doivent se placer en avant de Saint-Sigismond. Le bivouac n'est pas meilleur qu'à Boulay, juste un peu moins de vent. L'inaction nous pèse.

Le 30 novembre, nous voyons distinctement un engagement à peu de distance, entre Nids et Tournoisis. Mais, le feu s'éteint de part et d'autre.  l'ennemi était venu faire une reconnaissance.

Le 17ème corps est arrivé à Coulmiers, Epieds. Le 16ème corps est complétement réformé. Nous sommes devenus deuxième brigade. Tous les hommes ont leurs vivres de campagne, nous avons tous des capotes d'infanterie, de nouveaux pantalons ont été livrés

Le 30 novembre arrive une longue lettre du préfet de la Sarthe félicitent les mobiles.

1er décembre, nous avons ordre de partir à 10h pour prendre Terminiers: la 1ère brigade est au premier rang. Nous voyons Guillonville. Le Prussiens fourmillent dans tous les hameaux.  L'amiral fait demander le 2ème bataillon pour soutenir la batterie de 12. Le général Deplanque détache e premier bataillon sur notre gauche pour fouiller les bois et les hameaux. Le 3ème bbataillon reste seul, dépasse Guillonville. Nous passons au pas de gymnastique. Il est 16h00.  Deux compagnies sont lancées en artilleurs. Alors commence un feu inouï qui dure jusqu'à la nuit.es canons et les mitrailleuses  tiraient par-dessus nos têtes. En une heure, nous brûlions 8 000 cartouches.

Puis, tout rentre dans le silence. Deplanque nous fait replier sur Guillonville. Mais à peine arrivés, il faut plier les tentes et aller à Noneville où est l'amiral. Arrivés à  près de 21h, nous y retrouvons le 1er bataillon. Le 2ème  n'a as quitté M. l'amiral  et a enlevé  Faverolles et le château de Villepion.  La série des mots d'ordre étant donnée en général pour 7 ou 8 jours était finie. on n'avait pas communiqué la nouvelle.

2 décembre ?: Le jour paraissait, le soleil, si brillant....Nous nous préparons au combat avec calme: une grande lutte va s'engager. L'ennemi ne s'est pas retiré; dès 8h, nous voyons paraitre des reconnnaissances de cavalerie. Le signal est donné. il faut aller de Noneville au chateau de Villepion (qqs centaines de mètres) qui sera le point principal de notre défense. Le troisième bataillon est en avant, les deux autres en échiquier en arrière.  Il est 9h lorsque le premier coup de canon se fait entendre. Nous passons les petits bois placés à droit et à gauche de Villepion et nous apercevons Loigny qu'il faut prendre. Mais il faut reculer. Les chasseurs à pied ont perdu 600 hos sur 800. C'est un carnage. La plaine, si nue tout à l'heure, est couverte par une fourmilière d'hommes blessés ou cherchant à rejoindre leur corps là où il se reforme.Il est midi. Nous mimes 2 heures à nous replier  sur le parc de Villepion. Le 3ème bataillon qui avait brûlé toutes ses cartouches allait en reprendre au château. 

Le commandant de Lambilly annonce l'arrivée du 17ème corps. Alors commença la plus épouvantable canonnade.  Le sort du 16ème corps se décidait. Le 33ème devait tenir à tout prix le parc de Villepion. Le lieutenant colonel  ut touché à l'épaule.  Le commandant de Lentilhac prit immédiatement le commandement du régiment. Tout ce qu'il s'avait, c'est qu'il fallait rallier Terminiers. La nuit était tombée, l'ennemi nous suivait. Nous étions presque seuls. La 3ème bataillon arriait après avoir eu le plus rudes tentatives à repousser. Le commandant Musset avait eu son cheval tué. Telle fut pour nous la bataille de Loigny. Vainqueurs jusqu'à midi, nous n'avions cédé le terrain que pied à pied. Nous avions payé cher notre résistance. Les deux journées du 1 et 2 décembre nous aviant couté au moins 300 hs tués ou blessés.

Nous ne pouvons donner un chiffre exact pour chaque affaire du 1er au 20 décembre. Mais le 30 nov, le régiment avait  2 650 hommes. Le 20, il en restait  1 700 seulement.

Le 3 décembre: n'ayant pu avancer, il nous fallait reprendre nos positions. Nous étions cantonnés à Saint-Péravy. 

Le 4 au matin, notre position devant orléans devenait intenable. Il fallait se replier.

Le général Chanzy était appelé au commandement en chef d'une armée dite 2ème armée de la Loire, composée des 16è, 17è et 21ème corps.

Le 16ème était réduit à deux divisions: la 1ère et la 2ème. Il était fromé de régiments de ligne et de mobiles s'appuyant les uns les autres; l'artillerie veniat des régiment réguliers. Encore quelques jours et il va falloir recourir aux mobilisés, jusqu'ici représentées par un ou deux bataillons à peine ( ça, cela concerne sûrment mon Louis).

Le 4, le 3ème bataillon était dans le village de St Péravy. Mais l'ennemi avance, c'est la retraite mais quelle diretion prendre? Nous nous dirigeons dans les bois de Bucy Saint Liphard et de Mont-Pipeau. Le terrain est rendu exécrable par la neige. Vers 10h, nous arrivons à la ferme d'Huisseau-sur-Mauves mais elle est dévastée. Il gèle à pierre fendre et pas moyen de faire de la soupe. Nous passons la nuit debout, abrités de notre mieux dans les fossés.

Le 5 décembre: Nous marchons sur la route du Mans , contournons Grand-Luz et arrivons à Bacon. Puis, nous nous dirigeons sur Lorge à 4 h pour camper en avant du village. Notre gauche est appuyée à la foret de Marchenoir.

Le 6 décembre, la marche en colonnes reprend. Nous arrivons à 8h à Villorceau et sommes cantonnés dans ce bourg. Le commandant Lentilhac , malade et épuisé, remet le commandement à Musset.

Suivis par l'ennemi, le 7 au matin, il prépare une attaque .On nous fait porter Vers Messas. Un violent combat d'artillerie nous fait perdre peu de monde. Le soir venu nous nous replions sur Villarceau. En arrivant près de Josnes, la tête de colonne du 2ème bataillon  est coupée: 3 cie sont séparées de nous.

le 8 décembre au matin, Musset commandait le régiment, Du Luart, les 1er, 2è et 3eme bataillons.

A 9h, nous deviosn nous former. L'action est engagée du côté de Cravant. A midi, les obus commencent à arriver à Villarceau. L'atillerie s'anime. La journée s'avançait, les cartouches s'épuisaient, il fallait en finir.C'étaient les tirailleurs ennemis embrqués dans la ferme du Mée qui nous faisaient le plus de mal. Le capitaine Couturié saisit le drapeau  et s'élance à travers les vignes suivi de sa compagnie et de volontaires. Ils ne s'arrêtèrent qu'après avoir enlevé Le Mée. 97 bavarois furent prionniers. Malgré ce brillant fait d'armes, la psoition était intenable, Villorceau était en flammes. Les ordres du matin indiquaint Mer comme point de ralliement . 

Près de 200 hommes blessés ou tués  dans ces deux journées des 7 et 8 décembre.

Le 10 décembre, le 33ème comptait environ 800hs. Le 12, il était à Pontijoux, placé en avant de Vendome. bref, c'est a retraite, les déplacements continus, les attaques de toutes parts. "depuis 14 jours, nous nous battions sans repos ni trève. La retraite devait se faire vers Le Mans.

Le 18 décembre, nous couchions à St Georges de la Couée. Le 20 décembre, l'armée arrivait au Mans, suivant la route de Parigné.

(N.B: Jean Alexandre a dû être blessé bien avant sinon, il ne serait pas mort à Orléans, il aurait été transporté dans un hopital plus proche du Mans. La Touanne dresse un tableau de l'organisation des ambulances)

 

-15 janvier 1870, il décède à Orléans.Deux infirmiers militaires

 

 

1 R 843 

 

La Touanne:

Nous croyons répondre au désir général en établissant, par bataillon et par compagnie, une liste aussi exacte que possible des  hommes tués, blessés et disparus. Il est  probable que, malgré nos efforts et nos recherches, il s'y glissera des erreurs et des oublis. La classification des hommes disparus est surtout fort difficile à établir, beaucoup

d'hommes n'ayant laissé aucune trace.

http://stmarceau.chez.com/vincent/partie3.html  Dans la tourmente de 1870

 Avant d'étudier les oeuvres établies à Saint-Marceau, il nous faut seulement rappeler qu'à l'occasion de la guerre franco-prussienne de 1870, 25 ambulances destinées à soigner les militaires blessés furent organisées dans toute la ville. Une des trois premières ambulances ouvertes à Orléans était installée chez les soeurs de Saint-Marceau(), ces dernières faisant preuve de beaucoup de courage comme leurs prédécesseurs en 1814. Selon les registres de catholicité de la paroisse, 113 soldats venus des ambulances de la caserne Saint-Charles et de l'école des soeurs furent inhumés dans le cimetière de Saint-Marceau entre novembre 1870 et janvier 1871(). Dans la plupart des paroisses, les religieux étaient bien vus de la population car ils l'assistaient dans des domaines encore négligés par la municipalité.

 

-15 janvier 1870, son décès est enregistré dans l’état civil d’Orléans-

 

Archives en ligne Orléans- Etat civil

-12.03.1872, son acte de décès est retranscrit dans les registres de sa ville.

 

 

 Registre d’Etat civil du Grand-Lucé ( vue 273)

 

 

Il passe sous la réserve le 15 juin 1872 comme fils aîné de veuve puisque Jean Alexandre est décédé.(23 ans)

 1 R 867 Vue 89 

 

périodes d’exercices :

-du premier au 5 septembre 1876 dans le 17ème bataillon de chasseurs à pied. (27 ans)

-du premier au 28 septembre 1878 dans le 11ème bataillon de chasseurs à pied. (29 ans)

-le 1er juillet 1879, il passe dans l’armée territoriale ( article 36 de la loi) (30 ans)

-du 27 mars au 8 avril 1881, il effectue une dernière période d’exercices au 27ème d’infanterie. (32 ans)

-Il passe dans la réserve de l’armée territoriale le 1er juillet 1881 à 32 ans.

 

 1 R 867 Vue 89 

 

 

C'est parti pour la rédaction de

 

" la véritable histoire

 

d'Alexandre Choble"

 

 

J'ai fouillé, gratté, creusé.....pour retrouver Alexandre et connaître son histoire. J'ai trouvé beaucoup de témoignagnes qui me permettent d'avoir une dée de ce qui a pu lui arriver.

Le moment est venu d'écrire son histoire,enfin, presque...

Pour suivre l'évolution du récit, rendez-vous sur la page de la "Faiseuse d'histoires"

ici: http://10ansdemariage.over-blog.com/article-la-faiseuse-d-histoires-121218050.html

Tag(s) : #La faiseuse d'histoires

Partager cet article

Repost 0